 > Les 3 Rivières Pabos < | Le nom Pabos est une adaptation française du terme Amérindien Pabok qui signifie "eaux tranquilles". Sa situation en faisant un endroit idéal pour la pêche puisque sa baie fournissait un havre naturel. Le branchions était un endroit idéal pour y aménager des vigneaux afin d'y faire sécher la morue.
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| | Les trois rivières sont de vrai bijoux ciselés dans le roc des hauts plateaux montagneux Gaspésiens. Il s'agit des rivières, Petit Pabos, Grand Pabos Ouest et Grand Pabos Nord, toutes trois tributaires du golfe Saint-Laurent. Ces trois rivières renaissent à la vie à la suite d'efforts de réaménagement et de restauration.
L'histoire entourant ces trois fleurons Gaspésiens comprend notamment 20 années d'un travail gigantesque soutenu par la collectivité et le Plan de développement économique du Saumon (PDES) pour réaménager et restaurer ces rivières qui, en moins d'un demi-siècle, ont vu de nombreux facteurs contribuer à anéantir les retours de Saumons. L'exploitation des trois rivières relève du Regroupement pour la restauration des trois rivières Pabos.
La rivière Petit Pabos est tributaire, comme les rivières Grand Pabos Nord et Grand Pabos Ouest, du golfe du Saint-Laurent. Elle prend sa source dans les hauts plateaux Gaspésiens à une altitude de 450 mètres et coule sur un parcours sinueux d'une distance de 55 kilomètres avant de se jeter dans le golfe du Saint-Laurent, à la hauteur du village de Pabos, sur le territoire de la MRC du Rocher Percé, en Gaspésie. On peut actuellement pêcher sur les 20 premiers kilomètres, à gué seulement, dans 7 secteurs (3 contingentés). L'eau de la rivière Petit Pabos est très limpide et cristalline et de couleur émeraude. Le fond est très clair et constitué principalement de gravier.
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| La rivière Grand Pabos Ouest, est tributaire, comme les deux autres rivières du golfe du Saint-Laurent. Elle prend sa source elle aussi dans les hauts plateaux Gaspésiens, mais surtout dans des lacs de tête, à une altitude de 450 mètres et coule sur un parcours de 30 kilomètres avant de se jeter dans le golfe du Saint-Laurent, à la hauteur de la municipalité de Pabos-Mills, sur le territoire de la MRC du Rocher Percé, en Gaspésie. Étant considérée comme "rivière école", on peut actuellement pêcher sur les 10 premiers kilomètres, à gué seulement, dans 2 secteurs (1 contingenté) jalonnés de 8 fosses.
Puisqu'elle est essentiellement nourrie par des lacs de tête, la rivière Grand Pabos Ouest n'est pas aussi limpide que les deux autres. Sa couleur: relativement limpide, son aspect après la pluie est brouillée, voir brunâtre. Puisqu'elle est influencé par les précipitations, elle est généralement de moyennement fraîche à froide. Son débit devient élevé en période de fortes précipitations et variable selon les étiages de la saison. Le débit réagit rapidement aux pluies. Élevé en début de saison et peut être bas en mi-saison pour ensuite remonter en septembre. Son lit ayant une teinte plutôt foncée, il est constitué en partie de graviers et de pierres moyennes.
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| La rivière Grand Pabos Nord est semblable aux deux autres rivières, elle est tributaire du golfe du Saint-Laurent. Elle prend aussi sa source dans les hauts plateaux Gaspésiens mais à une altitude de 425 mètres et coule sur un parcours sinueux d'une distance de 42 kilomètres avant de se jeter dans le golfe du Saint-Laurent, à la hauteur de la ville de Chandler. Elle peut actuellement être pêchée sur ses 20 kilomètres, à gué ou en canot, tout au long de 2 secteurs (1 contingenté) jalonnés de 20 fosses.
L'eau est étonnamment cristalline, voire même émeraude. Très limpide sa température demeure froide à fraîche durant toute la saison étant donné un parcours montagneux. La vitesse du courant est rapide et constante mais le débit s'ajuste plus lentement aux fortes pluies et aux périodes d'étiage, relativement élevé en début de saison et peut être bas en mi-saison pour ensuite remonter en septembre. Son lit très clair est constitué de gravier de grande qualité et en quantité.
Une des particularité des 3 Rivières Pabos est la remise à l'eau obligatoire des Saumons mesurant plus de 63 centimètres. Vous comprendrez que la remise à l'eau est d'abord et avant tout le gage d'un avenir prometteur et de nombreuses années de pêche à venir. C'est donc un voyage inoubliable que vous offrent ces rivières coulant dans une nature encore vierge.
Outre le Saumon bien sûr, on retrouve des truites de mer (omble de fontaine) dont le poids oscille entre 1,4 et 2,7 kg (3 à 6 lb).
L'histoire de la Grand Pabos Nord se confond avec celle des deux autres jusqu'au début du XXe siècle. Fréquentée par les Autochtones bien avant l'arrivée des explorateurs européens, cette rivière, (la Pabog en micmac), offrait à ces peuples de quoi survive une bonne partie de l'année. L'industrie de la pêche attirera le long de la côte, les Basques, les Normands, les Bretons, les Anglais, les Jersiais et les Américains.
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| Au XVIIIe siècle, l'industrie de la pêche en Nouvelle-France se concentre dans le golfe Saint-Laurent où l'on retrouve en grand nombre des pêcheurs saisonniers provenant de différentes régions de la France. Ils arrivent au printemps pour repartir à l'automne. Pabos, sous le régime français, a été le plus important village de pêcheurs permanents de la côte Gaspésienne. La famille de Lefebvre Bellefeuille profite du fait que sa seigneurie, celle de Pabos (et plus tard celle de Grande-Rivière) est à l'embouchure de deux rivières et d'un vaste barachois pour en faire un lieu florissant pour l'industrie des pêcheries.
La seigneurie de Pabos a d'abord appartenu au Sieur René Hubert. La famille Lefebvre de Bellefeuille l'acquiert en 1729. Les trois frères Lefebvre de Bellefeuille s'installent et gèrent le seul établissement permanent de la côte Gaspésienne. On y retrouve plus de 200 habitants, soit le tiers de la population Gaspésienne de l'époque. Le rôle important joué par la famille Lefebvre de Bellefeuille au niveau économique et social, les mèneront à poursuivre des ambitions politiques. En 1737, Georges sera nommé sub-délégué de l'intendant pour la Gaspésie. François prendra la relève du titre en 1746.
Il faut reconnaître la détermination des habitants de la seule seigneurie en Nouvelle-France dont l'activité principale était la pêche. Ils sont à l'origine de nombreuses familles Gaspésiennes dont les principales sont: les Huard, les Langlois, les Duguay, les David et les Grenier.
Malheureusement, la Guerre de la Conquête met brusquement fin à ses activités commerciales. Le Bourg, comme tous les autres villages du golfe Saint-Laurent, est brûlé par les troupes anglaises en 1758. Ses habitants se réfugient à Ristigouche avant de se disperser à nouveau, avec le retour de la paix, sur tout le territoire Gaspésien.
Après la Conquête, plusieurs tentatives de relance sont entreprises, toutes vouées à l'échec. Cependant, il faut noter qu'une importante scierie est érigée sur les berges de l'ancien bourg de pêcheurs en 1844 par la Gaspé Fishery and Coal Mining Company. Ainsi, elle profite de la Baie du Grand Pabos et des deux rivières qui s'y jettent pour développer l'industrie du bois. Elle contribue, en conséquence, à modifier le paysage industriel du territoire de l'ancienne seigneurie française. La compagnie des King Brothers poursuit le travail entrepris avant de démanteler ses installations pour les transporter de l'autre côté de la Baie en 1913, ce qui marque la naissance de Chandler. Cette dernière devient, au XX e siècle, le pôle industriel de tout le secteur de la MRC du Rocher Percé.
Les mouches recommandées sur Les 3 rivières Pabos sont: Les noyées: La Pabok, Blue Charm, les Rats de #8 et #12. Les sèches: Bomber Crevette et les Wulff de #4 et #12.
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